Ian Kelly

Ian Kelly : chant, guitare
Mark Nelson : batterie
Didace Grondin : guitare
Sandy Belfort : claviers
Maurice SoSo Williams : basse

Il est difficile de saisir Ian Kelly. Et, comme vous l’aurez peut-être deviné, c’est une bonne chose.

Mais peu importe, tentons le coup. À première vue, on pourrait dire que Ian Kelly, c’est ce grand gars avec cette voix unique, un type singulier qu’on n’arrive pas à caser. Ça prend un certain temps mais au fil de ses arrangements intrigants, de ses paroles qui persistent et nous restent, et de ses captivantes mélodies, on est charmés. C’est ce qui s’est passé pour son album précédent, Speak your mind, qui, plus de deux ans après sa parution, a continué à se vendre à petit feu, gagnant sa certification Or au Canada – marquant les 40.000 unités vendues – quelques semaines à peine avant le lancement de son tout nouveau et troisième album Diamonds & Plastic.

Ian Kelly a toujours mené sa barque comme il l’entendait. Il a grandi dans le quartier NDG de l’ouest de Montréal, d’une maman anglo et d’un papa franco, sa vie s’est déroulée surtout en français, et pourtant – histoire de brouiller les pistes – il a toujours écrit et chanté dans la langue de Dylan. Il dit tout simplement que c’est comme ça que ça sort. Et si on connaît Ian un tant soit peu, on sait très bien que son choix de langue d’expression n’avait rien de carriériste.

Comme si les eaux n’étaient pas assez troubles, Ian, né Couture, a choisi tôt dans sa carrière d’utiliser le patronyme irlandais de sa mère afin de se distinguer d’un homonyme chansonnier à Montréal. Il a commencé à jouer de la musique à l’adolescence sur la batterie de son frère aîné, se mettant ensuite rapidement à chanter du Pearl Jam (et d’autres envies du moment) dans son premier band, Jim Bob and the Flying Chickens. Quelques années plus tard, ayant quitté l’école et travaillant comme technicien au Spectrum de Montréal, il s’achète un ordinateur et commence à enregistrer ses projets de lui-même, une approche qu’il n’a jamais tout à fait abandonnée. Auto-didacte, il apprend à jouer d’une panoplie d’instruments, sans se prétendre virtuose d’aucun, et il écrit, arrange, enregistre et réalise son premier album, Insecurity, seul chez lui, jouant chaque note du disque.

Chose faite, il s’est dit que tant qu’à y être il pouvait le publier lui-même, sur sa propre étiquette, l’aptement nommée Me, Myself and I Music.

La première et proverbiale percée s’est accomplie un soir au Théâtre Saint-Denis où Ian travaillait sur l’équipe technique locale lors d’un spectacle d’Alanis Morissette. Il leur manquait un artiste pour faire leur première partie et Ian Kelly s’est porté volontaire. Très vite, il s’est retrouvé sur scène et s’est dit – «Hé, j’arrive à tenir une salle de 2.500 personnes. Il y a peut-être une place pour moi dans ce métier.»

La deuxième percée arriva grâce à l’émission de variétés Belle et Bum sur les ondes de Télé-Québec, à laquelle il a été invité à participer peu de temps après la parution de son premier album. Michel Bélanger, grand patron d’Audiogram, a vu la performance et a été fort intrigué. Il a senti une détermination hors du commun chez le jeune homme.

Avec son premier contrat de disque dans sa poche, Ian Kelly, fidèle à ses habitudes, s’en est allé faire un autre album de ses propres moyens, la différence étant qu’il en avait plus. C’est ce qui nous a donné Speak your mind, un album aux débuts discrets mais s’insinuant lentement et sûrement dans nos oreilles (et nos discographies).

Diamonds & Plastic ne marque pas de véritable rupture avec Speak your mind. Les deux montrent le talent de Ian Kelly pour les arrangements minutieux, dont de merveilleuses cordes et son mélange unique de pop éthérée et de bonne musique roots. Mais cet album-là est le plus proche d’un véritable album de band pour Ian. Lui et sa troupe ont joué plus de 100 spetacles sur la tournée de Speak your mind. Tout en poursuivant les tournées le weekend, ils se sont confinés dans un chalet juste à côté de la maison de Ian dans les Laurentides pour le plus clair de l’album. C’était un trip de rock band à la vieille, comme les Stones, installés à la villa Riviera de Keith Richards alors qu’ils enregistraient Exile on Main Street, ou The Band, qui enregistraient à la Big Pink House dans l’état de New York. Ian s’est chargé de la cuisine – rajoutant à l’ambiance décontractée, chaleureuse. Il y a beaucoup moins d’électro dans cet album, c’est surtout de vrais gens qui jouent de vrais instruments.

Jon Day, qui a été sur la route avec Ian Kelly pendant plus de deux ans, s’est vu confié le travail d’arrangement de cordes sur Diamonds & Plastic. Ayant carte blanche, Jon a choisi de mettre en scène deux quatuors et d’aller les enregistrer aux magnifiques studios du département de musique de l’Université McGill. Pour Kelly, c’est dans Workday, aux accents d’Eleanor Rigby, que l’on peut entendre au mieux le travail de son acolyte. D’ailleurs, Ian a été tellement impressionné par le travail de Jon - il n’avait rien entendu avant la session d’enregistrement - que les larmes lui sont venues aux yeux. Il a même dû sortir du studio pour se ressaisir.

Les chansons de Diamonds & Plastic ont retenu une certaine mélancolie typique d’Ian. Il semble même porter un regard encore plus critique sur le monde qui l’entoure, se demandant où nous le mènerons, le genre de question qu’un père de deux jeunes enfants a dans son collimateur. Les chansons sont aussi, et tout naturellement, influencées par les épreuves mais surtout les joies d’élever une famille aux côtés de sa femme. «La période que nous traversons me fait parfois peur» dit-il. «Des fois je m’assois et je n’en reviens simplement pas. Les enfants permettent de voir une autre perspective. Ils me font penser à l’avenir, et pas juste le mien.»

C’est la seule constante avec Ian. Tout est fait d’intuition. La recette c’est qu’il n’y en a pas.

C’est difficile de saisir Ian Kelly et c’est une très bonne chose.

Scénographie

200 spectacles (Canada, France, Belgique, Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne, Suisse) incluant :

  • International de Montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu (2011)
  • Festival d'été de Québec (2011)
  • Osheaga Festival Musique et Arts (2010)
  • Francofolies de Spa (2010)
  • Montréal en Lumière (2010)

Prix et distinctions

  • Album Speak your mind, certification Or CRIA, 40.000 unités vendues (mars 2011)
  • Nomination «Album de l'année - Anglophone» pour l'album Speak your mind, Gala ADISQ (2009)
  • Nomination «Artiste québécois - interprétation autres langues», Gala ADISQ (2009)

  • Half Moon Run

    Half Moon Run

    18 mai 2012

    Copenhague, Danemark

    Huset i Magstaede

    infos

    19 mai 2012

    Trondheim, Norvège

    Blaest

    infos

    20 mai 2012

    Oslo, Norvège

    Parkteatret

    infos

    22 mai 2012

    Rees-Haldern, Allemagne

    Haldern Pop Bar

    infos

    23 mai 2012

    Cologne, Allemagne

    Stereo Wonderland

    infos

    24 mai 2012

    Osnabrück, Allemagne

    Kleine Freiheit

    infos

  • Caracol

    Caracol

    18 mai 2012

    Wakefield, QC

    En première partie d'Amelia Curran

    infos

  • Pépé

    Pépé

    19 mai 2012

    Trois-Pistoles, QC

    La Forge Bérubé

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    24 mai 2012

    Saint-Hyacinthe, QC

    Le Zaricot

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  • Kaïn

    Kaïn

    19 mai 2012

    Fermont, QC

    Auditorium de la Polyvalente Horizon-Blanc

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  • The New Cities

    The New Cities

    20 mai 2012

    Asbury Park, NJ, États-Unis

    The Bamboozle Festival

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  • Grimskunk

    Grimskunk

    23 mai 2012

    Montréal, QC

    Sala Rossa

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    24 mai 2012

    Montréal, QC

    Sala Rossa

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  • Kamakazi

    Kamakazi

    24 mai 2012

    Aurora, ON

    École Secondaire Catholique Renaissance

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